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    Les Torajas seraient d’anciens marins originaires de Chine du Sud ou de Birmanie, qui, après avoir conquis les côtes de Sulawesi, se seraient réfugiés dans la montagne après l’invasion des peuples bugis et l’arrivée de l’Islam. Alors, isolés du monde et pour subvenir à leurs besoins, ils ont appris à utiliser chaque parcelle de terre, délaissant la culture sur brûlis pour les rizières en terrasses. Chez les Torajas le buffle est roi, il n’a rien d’une bête de somme. On l’aperçoit dans les rizières mais il n’y travaille pas. Chez ces animistes, le buffle est un animal sacré. Ancêtre de l’homme, c’est sur son dos que les âmes des défunts voyagent pour rejoindre le paradis. Les rites funéraires sont parmi les moments les plus forts de la vie du village. La préparation peut demander des semaines ou même des mois, pendant lesquels le mort embaumé attend, au milieu des siens, le grand jour du départ pour l’au-delà. La fête dure alors deux, trois, quatre jours, ou plus encore, et rassemble toute la famille, les amis et connaissances. Puis vient le jour de « l’enterrement ». Le cercueil rejoint alors un cimetière inimaginable, comme ceux de Suaya et de Lemo. Des cavernes s’étagent au flanc d’une falaise et chacune de ces tombes, creusées par la seule force humaine, est fermée par une porte décorée. Plus haut, sur un balcon, des statues à l’effigie des disparus, veillent. Chaque tombe fermée d’une porte, est associée à un balcon funéraire sur lequel reposent les effigies des défunts : les tau tau. Les sculpteurs taillaient autrefois leurs silhouettes peu élaborées et les yeux nacrés interpellaient les visiteurs. Aujourd’hui, la tradition évolue. Les tau tau ressemblent davantage aux défunts…

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