En Asie du Sud-est, le cerf-volant est une distraction pour toutes les générations. Mais en Malaisie il fait partie intégrante de l’identité nationale. Il permettait autrefois d’établir des contacts avec les esprits du vent et du ciel afin de s’en attirer les faveurs et d’appeler la pluie et repousser les cyclones. Les chinois l’auraient découvert il y a environ 2000 ans, mais c’est plus tardivement qu’il fût introduit dans l’archipel malais. L’histoire du cerf-volant est aussi empreinte de contes et de légendes. Au temps de la dynastie Han (vers 200 avant Jésus Christ) on raconte qu’une armée en déroute envoya, en ultime recourt, un cerf-volant dans le ciel qui, sous l’effet du vent, émit un son effroyable. L’armée adverse, terrifiée, bâtit en retraite. Aujourd’hui, l’art de concevoir des cerfs-volants reste une tradition ancrée en Malaise, notamment dans les provinces du Kelantan et du Terrenganu. Appelés « Waus » ils arborent des formes symboliques : la lune, l’oiseau, le paon, le poisson, le chat, ou encore la grenouille… Certains mesurent parfois jusqu’à deux mètres d’envergure. A vocation décorative ils sont aussi envoyés dans le ciel durant plusieurs jours pour amadouer les esprits avant les récoltes. Dans la région de Kota Bharu, deux grands maitres du cerf-volant traditionnel perpétuent encore ce savoir faire et cette tradition ancestrale. Rencontre…

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