Dans la province du Kelantan, en Malaisie, dans de nombreux villages de pêcheurs, les bateaux traditionnels sont encore parfois considérés comme des offrandes aux dieux marins. Parfaitement entretenu, peints et sculptés régulièrement avec une maitrise artistique indéniable, ces bateaux ont des allures de fresques flottantes. La communauté des pêcheurs, s’accaparent ainsi le bon vouloir des esprits pensant ainsi affronter une mer propice à une pêche fructueuse. Dans la région, les cyclones et tempêtes soudaines menacent régulièrement les riverains. Ces ornementations dépouillées s’expliquent aussi par la subsistance tenace de vieilles superstitions dans la région. Cette spécificité de la culture malaise est héritée de cultes hindouistes et d’anciennes croyances animistes transmises par leurs ancêtres bien avant que les navigateurs et commeruants arabes ne convertissent le pays à l’Islam au XVème siècle. L’interprétation des catastrophes est ici attribuée à un manque de respect des esprits de l’haut delà . La mer, régulateur des équilibres, réclamant ainsi son dû en vies humaine, en cas de négligence.

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