Le vignoble de Madagascar a vu le jour avec la colonisation francaise. Il fut introduit à la fin du XIXe siècle mais exploité seulement à partir des années 1920. Quelques cépages, produisant à l’origine du vin de messe, ont été plantés par les ordres religieux : une tradition perpétuée par les moines trappistes de Maromby. La pratique s’est développée ensuite dans les régions les plus tempérées de l’ile, mais le climat tropical et la structure foncière expliquent que les surfaces plantées restent modestes. On estime que, de 1960 à 2006, la surface du vignoble malgache est passée de 250 à 500 ha – avec un cap de 800 hectares dans les années 1980 (un chiffre à comparer avec les 100 000 hectares du vignoble bordelais.). Après une période de décroissance l’exploitation des vignes semble s’être aujourd’hui stabilisée. Aujourd’hui des vignobles se développent dans la région du Betsileo (autour d’Antsirabe et d’Ambalavao), dans le cadre d’une polyculture paysanne de type traditionnel. La terre est rare sur l’ile Rouge et chaque espace doit être mis en valeur, dans le souci d’une meilleure « rentabilité ». Les champs de vignes ne représentent qu’une partie du capital foncier des paysans du Betsileo, où ils se greffent autour du riz et des autres cultures pluviales.

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