Activité essentiellement féminine, la confection d’objets en fibres végétales tressées ou tissées constitue l’une des richesses de l’artisanat malgache. Les matériaux utilisés ainsi que les styles, motifs et formes varient selon les régions. Une multitude d’objets utilitaires sont fabriqués dans toute l’ile à partir de fibres végétales. La préparation de la matière première est souvent longue et laborieuse : coupe de la plante, séchage au soleil et assouplissement. La paille de riz, le bambou, le jonc, le roseau, l’agave, le sisal, les palmes, les feuilles ou l’écorce de certains arbres, comme le baobab et le ravinala, fournissent des matériaux adaptés à la réalisation de divers objets utilitaires mais aussi la couverture de toitures et les cloisons d’habitations traditionnelles. Sur la côte Ouest, en pays Sakalava, nattes, paniers, corbeilles à couvercles, vans à riz et filtres à coco sont confectionnés en palme de mokoty ou de satrana, palmier des savanes ou latanier. Sur la côte est, on utilise de préférence le jonc et le roseau, des végétaux abondants dans les bas-fonds marécageux du littoral, mais aussi les feuilles du palmier raphia ou du pandanus. La vannerie « fine » tels les chapeaux, est aussi une autre spécialité. Les chapeaux en fibres végétales sont portés sur toute l’ile, chaque région ayant ses particularismes en la matière. Dans le grand sud, les Antandroys arborent des morellons portés par les soldats portugais du XVIIe siècle. Sur les hauts plateaux, les Betsileos et les Merinas, les portent plutôt à larges bords.

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