Forêt sèche et savane à l’Ouest, désert d’épineux et grand bush au Sud, forêts pluviales du Nord et de l’Est ; la flore malgache présente une grande variété. L’ile abrite près de 12 000 espèces de plantes, dont 80 % sont endémiques. Son isolement explique sans doute l’évolution originale des espèces actuelles. La forêt pluviale recouvrait autrefois une grande partie des hauts plateaux, ses flancs moins arrosés par les pluies abritaient une savane de type africain et le littoral, une mangrove abondante. Mais la nature porte la marque de l’homme, qui a radicalement changé le paysage. Seuls quelques lambeaux de forêt primaire subsistent, ilots abritant des espèces végétales précieuses. Le bush du grand Sud reste le joyau de la flore malgache. Il est constitué d’une végétation basse, dense, épineuse et xérophile, bien adaptée à un climat aride – moins de 500 mm de pluie par an. On y trouve diverses espèces de baobabs, l’emblème de l’ile. Ces forêts d’épineux abritent encore une grande quantité de plantes médicinales, connues des autochtones, que les botanistes du monde entier viennent étudier afin d’en percer les mystères. Tel un éden assiégé, la flore malgache est aujourd’hui menacée. Le triplement de la population en un demi-siècle, les progrès de l’agriculture vivrière puis des cultures d’exportation, le besoin en charbon de bois et le développement de l’industrie forestière ont entrainé une déforestation intensive. L’ile abrite encore plus de 2 000 espèces d’arbres, mais sa forêt a été réduite à 15 % de sa superficie d’origine. Aujourd’hui, la spirale de la dégradation de l’environnement ne pourra être enrayée sans une prise de conscience générale, tant sociale que politique..

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