En 1664, Louis XIV et Colbert fondent la compagnie des Indes Orientales, pour attirer de nouveaux capitaux afin de favoriser l’établissement de comptoirs dans l’océan indien. Ce commerce florissant attise la convoitise des pirates. Au XVIIe et XVIIIe siècle, la petite ile de Sainte-Marie va servir de base de repli pour des aventuriers venus du monde entier, même si Anglais, Hollandais et Francais forment l’essentiel du contingent. Ils y trouvent de nombreux avantages : un port pour accoster, des plages désertes pour le carénage des bateaux et du bois pour la réparation des gréements. De célèbres pirates comme Thomas Tew, John Avery ou William Kidd y élurent aussi domicile, semant la terreur dans les eaux de l’Océan, avant de goûter un semblant de quiétude à Sainte-Marie. Sur l’ile, un petit bout de terre garde encore tout son mystère : l’ile aux Forbans. C’est là , d’après la légende, qu’ils rassemblaient leur butin. Rien ne reste de l’époque de la rapine même si certains chercheurs se sont acharnés, en vain, à débusquer de mythiques trésors. Aujourd’hui, en haut d’une colline surplombant la baie, face à l’énigmatique ile aux Forbans, un cimetière de pirates témoigne de cette époque mouvementée.

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