La culture du riz, d’origine asiatique, est apparue en Afrique de l’Ouest, il y a environ 4000 ans. À Madagascar, on cultive principalement l’espèce Oryza sativa (originaire d’Asie), sans doute depuis le début de l’occupation humaine de l’ile. Le riz joue un rôle primordial dans la vie malgache, où il reste l’aliment de base. Il est consommé par l’ensemble de la population à raison de 120 kg par an et par habitant, ce qui fait des Malgaches les premiers consommateurs au monde. Deux techniques de culture coexistent selon les reliefs : la culture de montagne sur brûlis, le tavy, et la riziculture irriguée dans les plaines et les vallées. La première consiste à brûler une partie de la couverture végétale. Le rendement est acceptable au début car le sol, riche en humus, est fertilisé par les cendres. Les années suivantes, les récoltes sont moindres et la culture se déplace. Mais cette pratique engendre de graves problèmes d’appauvrissement des terres et d’érosion, dévastant des régions entières. La culture la plus répandue à Madagascar, et celle qui produit les meilleurs rendements, reste la rizière irriguée, pratiquée dans les plaines et les vallées, parfois même en pente très forte comme en pays Betsileo. Les rizières font partie intégrante du paysage malgache : celles des hauts plateaux, cultivées en terrasse, composent de véritables tableaux vivants, mêlant le vert dense des champs aux tons ocre des terres et des maisons en pisé. Des paysages qui n’ont rien à envier aux somptueuses rizières du Sud-est asiatique..

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