Au Japon, les geishas sont des femmes de compagnie, raffinées, excellant dans les traditions japonaises et les métiers de l’art comme le chanoyu (cérémonie du thé) ou le gagaku (musique et danse traditionnelle de cour). Gardiennes des traditions, elles en assurent ainsi la pérennité. Les services d’une soirée avec une geisha peuvent se monnayer plusieurs milliers d’euros. Une geisha se reconnait à son kimono, sa coiffure et son maquillage traditionnel, régi par des règles strictes. Au XIXème siècle les geishas étaient encore nombreuses au Japon avant que cette tradition ne décline. Dans les années 1980 on en comptait encore près de 17 000 pour à peine 200 ces dernières années dans le quartier des okiyas (maison de geishas) de Gion, à Kyoto. Car c’est ici que l’on trouve les dernières détentrices de ces traditions intactes aux antipodes du cliché de prostituée qui leur a souvent été réservé. Et pourtant, malgré cette disparition tant annoncée, les jeunes kyotoistes reprennent le flambeau, comme en témoigne le registre des okiyas de Kyoto. Les apprenties geishas : les maikos, s’affichent dorénavant plus nombreuses dans les ruelles de Kyoto, ville des traditions par excellence.

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