Le village de Pemuteran, situé sur la côte Nord Ouest de l’île de Bali était resté un lieu paisible à l’écart des circuits touristiques, jusqu’à ce qu’en 1990 le village soit reconnu et exploité pour ses sites de plongée. Ses habitants se sont adaptés et les complexes hôteliers ont poussé. Mais le récif était très endommagé pour recevoir les touristes, suite à la pêche à la dynamite et au cyanure mais aussi par le phénomène El Nino, qui s’est caractérisé par des températures anormalement élevées de l’eau, générant le blanchiment des coraux. Les gérants d’hôtels, de clubs de plongée et les dirigeants locaux se sont alors associés pour créer un nouveau récif grâce à l’électricité. Des cages en métal ont été construites, immergées puis branchées à des générateurs. Le courant a stimulé la formation de calcaire sur les cages ce qui a engendré du nouveau corail. Les poissons multicolores ont retrouvé leur habitat pour le plus grand bonheur des plongeurs et des pêcheurs dorénavant plus consciencieux.
    Ce programme appelé Biorock project, est né d’un procédé développé par le professeur en science maritime Wolf H. Hilrtz et mis en place d’abord à Pemuteran. Ce projet est aujourd’hui exporté dans tout l’archipel indonésien comme aux îles Gili à Lombok, avec 27 sites.
    Mais cette idée s’inspire d’un constat et d’une autre expérience. Dans les archipels du Pacifique, de nombreux échouages et naufrages d’avions et de bateaux de guerre de la seconde guerre mondiale, ont constitué un support artificiel à la ré-générescence progressive du corail. L’épave du cargo américain USAT liberty échoué à Tulamben, dans l’Est de l’île de Bali, en est un formidable exemple.

    Texte (1000 – 1500 mots) et reportage photo complet, sur demande.