De simples morceaux d’algues Eucheumas sont capables de proliférer et les hommes ont appris à maitriser cette pousse rapide pour exploiter cette richesse. La phytoculture se pratique en mer sur des cordes ou des filets. Elle fait vivre de nombreuses familles de fermiers marins leur assurant des revenus comparables à ceux des agriculteurs.
    Elle est née d’un vaste programme de recherche et de développement dirigé et financé par les Etats-Unis dès 1967, époque où les stocks naturels étaient menacés. A Nusa Lembongan, une petite ile située à 11 km au sud est de l’ile touristique de Bali, la majorité des 7 000 habitants s’est spécialisée dans cette culture, répondant à la demande de laboratoires pharmaceutiques et de cosmétiques de Hong Kong. Cette ile a été un des premiers exemples en Indonésie de culture intensive d’algues et un modèle pour d’autres communautés.
    A marée basse se dessine le puzzle des rectangles cultivés entre la plage et les récifs coralliens. Sur les plages, les algues multicolores sont mises à sécher. Ces algues photophiles ont besoin de lumière, mais elles ne puisent leurs nutriments que dans l’eau de mer. Un inlassable cycle d’immersion-émersion est nécessaire pour que l’algue arrive à maturité. La production mondiale d’algues, qui est de l’ordre de 30 000 tonnes, résulte pour près des 3/4 de la production d’Eucheumas. La France, avec une production de 4 000 tonnes, est exportatrice grâce au traitement d’Eucheumas indonésiens. L’industrie espère, au vu d’expérimentations, qu’une culture de cette algue en bassins devienne réalité.

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