Elevée au rang d’art noble, la danse à Bali reste l’héritière des grandes traditions chorégraphiques qui faisaient la gloire des cours javanaises. C’est un hommage aux dieux, ou plutôt, une quête de divinité. C’est aussi une manière de concilier les contraires, de vaincre le chaos, d’attirer la protection des ancêtres. C’est un réservoir à rêves pour un auditoire populaire souvent très jeune, avec héros, fées et sorcières.
    La danse balinaise s’inspire du Ramayana, originaire de l’Inde hindouiste. Il s’agit d’un drame racontant les aventures amoureuses et guerrières du prince Rama et de sa femme, la princesse Sita, enlevée par le roi démon. Le Barong est la danse la plus frénétique. A l’origine, une cérémonie de sorcellerie permettait d’exorciser les mauvais esprits. Aujourd’hui pratiqué rituellement devant un temple ou un simple « poster divin », s’il conserve sa fonction sacrée, il est devenu un divertissement. Des heures de maquillage et d’habillage sont nécessaires aux acteurs. La représentation raconte la lutte éternelle du Bien et du Mal. Au son des gamelans des nymphes célestes, de véritables contorsionnistes entrent en scène pour une prestation époustouflante. Le Legong est plus raffiné. Il exige de la part des jeunes exécutantes une totale maitrise du corps dans l’espace, sur un rythme lent. Le buste doit garder une stricte position verticale, tandis que les mouvements de la tête, des yeux, des bras et des mains, narrent sentiments et passions.

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