Jamais le sacré ne s’exprime mieux à Bali que dans les cérémonies de crémation (ngaden) qui libèrent les âmes de leur enveloppe corporelle, sur le long chemin des réincarnations. C’est la purification suprême. Mais ce rite, à Bali, est très différent de celui pratiqué en Inde. On y retrouve le culte d’un dieu suprême et les trois grandes divinités hindoues : Vishnu, Shiva, et Brahma, mais la dimension animiste perdure.
    Pour les balinais, l’ile et la mer sont peuplées d’êtres surnaturels, d’esprits et de démons. Le système des castes n’a pas la rigidité de celui de l’Inde. Faconnés par l’hindouisme, les Balinais savent que leur vie s’inscrit dans le grand cycle des renaissances. Le coût d’une crémation est très élevé et reste à la charge de la famille du défunt, les honneurs rendus aux morts devant s’accompagner d’une certaine magnificence. Souvent collective pour la caste inférieure, elle a parfois lieu plusieurs mois, voire plusieurs années après le décès. Mais l’incinération est un devoir et personne ne s’y dérobe.

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