En Inde, dans l’état du Rajasthan, les fils des Princes, les Rajputs, ont adopté une très vieille race de chevaux d’origine arabe : le Marwari. La caste des guerriers Rajputs descend des cavaliers Scyths, Parths, et Huns qui ont conquis la région il y a environ 2000 ans. Certains pensent que ce fier cheval descendrait d’une race arabe. D’autres qu’il serait né d’un cheval noir du désert du Thar et d’une jument blonde venant d’une autre terre. Résistant, vite et parfaitement adapté à l’environnement rude du désert, le cheval Marwari est finalement un descendant de l’akhal-teke, une race turkmène. On le reconnait à ses oreilles qui se touchent presque à leurs extrémités. Chaque année, la foire de Pushkar, une petite ville sainte située au cœur du Rajasthan, accueille ces chevaux légendaires. Eleveurs et acheteurs arrivent alors de tout le pays pour cet évènement incontournable. A pied, en charrette, en voiture ou en camion, ils se donnent rendez-vous à la plus grande foire aux bestiaux du pays. Les négociations commencent, tandis que les courses de chevaux et les danses équestres attirent de nombreux visiteurs dans l’arène. Car le cheval Marwari excelle dans un domaine artistique : la danse ! Pour les plus beaux spécimens, son prix peut atteindre des millions de roupies. D’autres ne sont tout simplement pas à vendre. Symbole de pureté, de fidélité et d’élégance il est aussi utilisé dans l’état du Rajasthan, selon une vieille tradition, durant les mariages. C’est sur une jument Marwari blanche, caparaçonnée de ses plus beaux atours que le mari quitte le domicile familial le jour des célébrations, suivi de son épouse et des convives. C’est ce même cheval, monté de farouches guerriers, que l’on retrouve sur les fresques datant des 17e et 18e siècles dans les palais des Maharadjas du Rajasthan. Aujourd’hui, le cheval Marwari est en voie d’extinction en raison des pratiques d’élevage inadaptées durant des décennies. Face à l’extinction de ce symbole national, l’Inde refuse désormais de les exporter et son gouvernement les utilise pour son unité de police de cavalerie. Un homme, Mr Narayan Singh Manaklao, ancien membre du gouvernement indien, s’est retiré dans son haras, situé dans les environs de la ville de Jodhpur, pour lancer un programme prometteur de préservation de l’espèce. Un espoir pour une mort annoncée !

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