Le Cotentin a inspiré de nombreux artistes. Jules Renard par exemple, séjourna dans le petit village de Barfleur où il écrivit L’Ecornifleur, tandis que Jacques Prévert vécut durant de nombreuses années et mourut à Omonville-la-Petite. En découvrant la région, le voyageur aura la possibilité de marcher sur les traces du peintre de L’Angélus et des Glaneuses : Jean-Francois Millet. La maison où il naquit le 4 octobre 1814 marque le point d’arrivée d’un sentier de randonnée entre ciel et mer. Le réseau des Sites et Musées du Département de la Manche a créé un petit jeu de piste où le randonneur s’amusera à retrouver les scènes immortalisées par le maitre du réalisme paysan. Le départ se fera donc depuis le hameau de Landemer à quelques kilomètres de Cherbourg. Là , sur un ancien bunker, le marcheur découvrira les falaises de Landemer représentées par Jean-Francois Millet en 1871-1872 sous le titre : La Côte de Gréville. Plus loin sur le sentier, le randonneur pourra apprécier le panorama et il reconnaitra le Rocher du Castel Vendon que Millet peignit en 1848. Par temps clair, on distinguera les iles de Jersey et Guernesey où Victor Hugo choisit de s’exiler. À partir de ce point de vue, on remontera à flanc de falaise pour rejoindre le hameau de Gruchy à Gréville-Hague où l’on peut visiter la maison natale de Millet et plonger dans son univers paysan à travers une collection d’objets d’époque et de dessins préparatoires. On pourra ainsi voir la maison au puits qu’il peignit en 1863, la maison familiale, œuvre de 1854 et le bout du village peint en 1866. Enfin, on terminera la balade en se rendant sur la place du village de Gréville où trône une statue de Millet à l’histoire tumultueuse, tournée vers l’original de L’Eglise de Gréville peinte entre 1871 et 1874. Ne manquez pas de déguster le Grévillais, pâtisserie introuvable ailleurs qu’à Gréville. Pour compléter cette promenade dans l’univers de Jean-Francois Millet, une visite s’impose au musée Thomas Henry de Cherbourg où sont conservées les œuvres de jeunesse du paysagiste.

    Romain Blanche

    Texte (1000 – 1500 mots) et reportage photo complet, sur demande.