Johannes Gensfleisch, dit Gutenberg (1400 -1468), imagine le premier l’impression de livres à l’aide de caractères mobiles. Il est considéré comme l’inventeur de l’imprimerie typographique en Europe. Son invention va révolutionner les méthodes traditionnelles de production des livres et donner progressivement naissance à une multitude de métiers. Certains sont très anciens, d’autres se sont développés ou transformés avec la mécanisation comme le graveur de poinçons typographiques.
    Le Cabinet des poinçons typographiques de l’Imprimerie Nationale est le véritable cœur historique et artistique de cette institution. Les collections comprennent plus de 500 000 pièces (poinçons d’acier, de bois, de cuivre ou de fer, dont certains remontent à Francois 1er) et constituent les dernières traces d’alphabets aujourd’hui disparus.
    En 1946, Raymond Blanchot, alors directeur de l’Imprimerie Nationale, prend conscience de la richesse de ce patrimoine et fait classer la collection de poinçons typographiques « monument historique ».
    En 1640, Richelieu crée l’Imprimerie royale au Louvre afin de « multiplier les belles publications utiles à la gloire du Roi, au progrès de la religion et à l’avancement des Lettres ». Elle devient Imprimerie Nationale en 1870 et s’installe en 1921, dans des bâtiments neufs de la rue de la Convention dans le 15e arrondissement parisien. Sa transformation en Société Anonyme, en 1994, concurrence oblige avec le secteur privé, et la mise en règle avec l’Union Européenne, le site historique de la rue de la Convention est alors séparé en plusieurs entités et déménagé en dehors de Paris.
    Dernières compositions à l’Imprimerie Nationale…

    Texte (1000 – 1500 mots) et reportage photo complet, sur demande.