Terminal d’omnibus, Santiago de cuba, « calle quatro ». Des camionnettes américaines des années ’60, vestiges des années pré-révolutionnaires, assurent encore aujourd’hui les liaisons inter provinciales. De marque Ford ou Chevrolet, elles ont été réquisitionnées par l’état et mises à la disposition du service public. Planification au détriment du transport individuel jugé superficiel en ces temps de récession. Depuis l’effondrement de l’unique partenaire économique, l’URSS, le pays est plongé dans un isolement économique accentué par des décennies d’embargo américain.
    Dans une société vouée à la débrouille, les « caretilleros » ont fait leur apparition. Ces livreurs envahissent la chaussée aux abords des terminus routiers. Avec leurs carrioles à roulements à billes récupérés, ils effectuent les livraisons en tout genre, à la force des bras, faute de carburant et de moyens plus appropriés. A l’image d’un pays à bout de souffle, les « caretilleros » triment.

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