Cuba a propulsé la boxe dite « anglaise » comme sport national et offre un potentiel unique au monde dans l’art pugiliste. Restant un sport amateur, ses boxeurs ne peuvent s’affirmer sur le plan international que lors de rares évènements : championnats du Monde et Jeux Olympiques. Aux jeux olympiques d’Atlanta en 1996, Felix Savon remporta son cinquième titre de champion du monde de la catégorie reine : les poids lourds. Depuis le début des années ’70, Cuba a remporté aux JO près de 60 médailles dans cette seule discipline : la boxe. Mais cette « machine » à former des champions vient d’une prise en charge et d’un encadrement unique dans les nombreux gymnases des quartiers défavorisés des villes. L’identité et la fierté nationale renforcent la détermination des champions cubains sur la scène internationale, mais c’est dans un autre domaine que l’exemple cubain tire sa véritable force. Tandis que dans les pays développés, le sport rime trop souvent avec argent, rentabilité, dopage et pressions psychologiques (médias, sponsors…), les cubains ont privilégié l’encadrement humain, la rigueur et la technique mentale, physique et psychologique.
    A Santiago de Cuba, dans le gymnase du quartier de Veguita de Gal, des gamins turbulents s’échauffent avant l’entrainement. Leur entraineur Mr Francisco Perez, de réputation nationale, a vu passer de nombreux champions dans son gymnase : Felix Savon, Vinent Charon, Carrion Olivares… Mais pour lui la boxe est avant tout un art, une danse aussi parfois ! Rencontre…

    Texte (1000 – 1500 mots) et reportage photo complet, sur demande.