Vasco de Gama s’embarque le 8 juillet 1497 à la tête de quatre navires pour une longue expédition vers l’Orient. Il atteint, après 309 jours de navigation, l’Inde via le cap de Bonne Espérance. C’est le début d’une grande aventure maritime, humaine et… spirituelle. Prend alors la relève son compatriote Alfonso de Albuquerque, qui ouvre alors les comptoirs à Goa (1510), et pousse la route plus loin vers Malacca (1511) et atteint enfin la mer de Chine en 1513. Ce n’est que bien plus tard, en 1557, que la Chine cède alors le « caillou » de Macau, 16km2, aux portugais en remerciement pour leur « nettoyage » des eaux infectées de pirates. Administré par le Portugal durant 443 ans, Macau, dernière concession européenne en Asie, sera finalement rétrocédée à la Chine en 1999.
    Aujourd’hui, à peine 5% de la population d’origine portugaise vit encore ici. Les casinos poussent comme des champignons sur le littoral défiguré. Et pourtant, Macau n’a pas encore vendu toute son âme au diable. Etalée sur plusieurs collines face à la mer, comme sa grande sœur, Lisbonne, elle réserve encore bien des surprises. De nombreuses églises et des vestiges coloniaux témoignent d’un passé mouvementé et d’une foi chrétienne encore bien présente, comme en témoignent les processions telle celle de saint Antoine qui, au détour d’une ruelle sinueuse, étreint le visiteur égaré.

    Texte (1000 – 1500 mots) et reportage photo complet, sur demande.