La région isolée du Ratanakiri, au Nord-est du Cambodge abrite les dernières minorités ethniques du pays. La faible densité de sa population, les ressources en minerais de la région et la corruption attirent les clandestins vietnamiens.
    A « Chum Rum Bei Srok », une mine illégale au cœur de la jungle, s’activent une centaine de clandestins. Des hommes descendent par des puits menant à un complexe de galeries souterraines pour y extraire du zircon, une pierre semi-précieuse qui, à très haute température, varie en teinte. Les puits, de dix à quinze mètres de fond, ont été creusés à la force des bras. D’à peine un mètre de diamètre, ils communiquent avec les galeries souterraines d’une étouffante étroitesse, non étayées. D’un simple éclairage à la bougie, les ouvriers disparaissent dans la pénombre pour y remplir les sceaux qui seront ensuite treuillés à la surface. Mais la mousson vient de commencer et l’activité devient très dangereuse. Ces travailleurs paient un lourd tribut à cette pierre semi-précieuse. Les effondrements ne sont pas rares et les morts passés sous silence. Les autorités, gangrénées par la corruption, ferment les yeux sur cette activité clandestine. Les conditions de travail sont dignes des temps ancestraux. La sécurité inexistante. Seul l’appel d’un hypothétique enrichissement entraine ces familles entières, pleines d’innocence, dans la clandestinité et l’exploitation.

    Texte (1000 – 1500 mots) et reportage photo complet, sur demande.