Des bambouseraies qui prolifèrent sur les contreforts de l’Himalaya au Nord du pays, à Mandalay, la seconde ville du pays, des hommes, à force de bras font glisser d’énormes masses de bambous sur le fleuve Irrawaddy, le principal cours d’eau de la Birmanie. Il est formé par la réunion dans le nord du pays, des rivières Mali, Nmai et d’une source importante le Tarong, qui nait à l’extrême sud-est du Tibet. Puis il traverse la vaste plaine centrale birmane pour enfin se jeter dans la mer d’Andaman.
    Le bambou est une plante très ancienne et très répandue en extrême Orient. Il se caractérise par des tiges formées d’un chaume creux lignifié à la croissance très rapide. Il atteint sa hauteur maximale durant sa première année de croissance. Il constitue une tradition ancestrale et une alternative à la grave crise économique et politique qui sévit en Birmanie depuis des décennies, et redevient très prisé des populations riveraines. Il est utilisé pour des usages multiples : échafaudages pour la construction d’immeubles, cloisons et palissades, mobilier, ponts suspendus, confection de chapeaux, production de papier, embarcations fluviales… Des villages entiers ont fait du travail du bambou une spécialité.

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