Il ne peut pas être établi avec exactitude la naissance de ce phénomène artistique en Birmanie, mais l’évidence de son existence a été enregistrée pour la première fois en 1544. Jusqu’en 1870, les marionnettes étaient animées par un jeu de cordes restreint. Le fond l’emportait sur la forme, et le chanteur tenait le premier rôle. Les spectateurs se déplacaient pour écouter des contes épiques plutôt que pour voir une performance. L’arrivée des britanniques engendra une compétition entre les troupes théâtrales et progressivement l’aspect esthétique prit le dessus. La bouche, la langue, les yeux et même les sourcils s’animèrent par des jeux de cordes complexes. Dans les années 1950, la culture thaïlandaise et l’artisanat indien influencèrent à leur tour cet art. Il y a une vingtaine d’années, deux femmes fondirent la compagnie : MA Ma Naing et Naing Yee Mar afin de revitaliser cet art déclinant. Elles retrouvèrent les vieux maitres, seuls détenteurs des antiques procédés de fabrication. Aujourd’hui, à Mandalay, la capitale culturelle du pays, la troupe la plus célèbre du pays offre des représentations de grande qualité dans son petit théâtre de quartier.

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